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Comment les sionistes ont fait croire aux ashkenazes qu’ils étaient les desendants du peuple juif

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Chao


Admin
Le début de la manipulation des juifs d’Europe a été réalisé comme les autres étapes, main dans la main par les sionistes et les mouvements d’extrême droite européens, le but était de faire valoir l’origine non européenne mais de Palestine des juifs d’Europe, comme les descendants du peuple juif originel, expulsé par les romains en désignant les juifs ashkenaze sous le terme "sémite" et c'est l’extrême droite qui commence :

"Antisémitisme" le terme a été crée par Wilhelm Marr, un allemand judéophobe, en 1879.

Il renvoie à la notion de race mais les Juifs ne constituent pas une race, il n’y a pas de race sémite car si tel était le cas alors les Arabes en seraient la principale constituante.

Wilhelm Marr introduit le terme antisémitisme dans le discours politique de la société de son temps et comme les sionistes, il plaide pour une expulsion de tous les juifs vers la Palestine (étrange non ?)

Cette utilisation du terme "sémite" pour designer les juifs européen par les nazies et les sionistes est à l’époque critiqué par de nombreux historiens même juif qui défendaient l’idée de l’origine Khazars des juifs d’Europe.

Jusque-là, les juifs se considéraient comme appartenant à une religion et admettaient que leurs membres européens n’étaient pas des descendants des juifs de Palestine, mais de populations converties au cours de l’Histoire

Les khazars étaient un peuple d’Asie centrale, à l’heure ou leurs voisins c’étaient convertis au christianisme ou à l’Islam, les khazars qui avaient un immense empire, se sont convertis à la religion juive, lorsque l’empire khazars c’est écroulé le peuple khazars c’est vu éparpillés dans toutes l’Europe et ils ont subi l’hostilité des autres peuples devenus chrétiens ou musulman.


Il y a eu de très nombreuses conversion au judaïsme et le fait d’avoir un seul mot, "juif", pour designer les croyants en une religion (converti ou non) et le peuple descendant, aide beaucoup les mystificateurs.

Le mythe de l’origine juive (de sang) descendant du vrai peuple juif des juifs d’Europe due à l’expulsion de tout le peuple juif par les romains, propagé par les sionistes ne tient pas aussi parce qu’il n’y a aucun écrit romain décrivant l’expulsion de tout le peuple juif, alors que les romains notaient tous et aussi parce que l’on retrouvait des coutumes khazars dans les coutumes ashkénazes, l’historien juif français et résistant Marc Bloch fait parti de ces historiens qui affirmaient avant la seconde guerre mondiale que les Juifs avaient des origines « méditerranéennes, turco-khazars et slaves ».

Ce qu'il faut bien comprendre d’abord c'est que les sionistes ont toujours travaillé main dans la main avec les partis d’extrême droite européen, si vous en doutez encore, lisez les autres messages de cette catégorie comme :
http://resistance.actifforum.com/t1-les-sionistes-pire-ennemies-des-juifs-de-la-shoa-a-mohamed-merah
http://resistance.actifforum.com/t8-extrait-de-lhistoire-cache-du-sionisme-sur-la-collaboration-sioniste-nazi-de-ralph-schoenman

"Theodor Herzl (1860-1904), celui que l'on nous présente comme le fondateur du sionisme moderne, reconnut que l’antisémitisme promouvrait sa cause, la création d’un état séparé pour les juifs. Pour résoudre la Question Juive, il maintenait « devoir faire d’elle, surtout, une question de politique internationale. » Herzl écrivit que le sionisme offrait au monde « une bienvenue solution finale de la question juive. » Dans ses « Journaux intimes », page 19, «Herzl déclara que les antisémites deviendront nos plus sûrs amis, les pays antisémites nos alliés. »"

Les sionistes ont interdit aux juifs ashkenaze de pratiquer les ancienne coutume khazars et ils les incitent maintenant à parler hébreux plutôt que Yiddish.

  "LES KHAZARS ET L’INVENTION DU PEUPLE JUIF

Le roi des Khazars devint tellement dégoûté de la dégénérescence de son royaume qu’il se résolut à adopter une soi disant confession monothéiste. Entre la Chrétienté, l’Islam, ou ce qui est connu sous le nom de Judaïsme qui en est vérité est le ’’ Talmudisme’’. En choisissant par pur hasard le choix du roi se porta sur ce qui est communément appelé le Judaïsme qui advint la religion d’Etat. Il envoya donc des gens étudier aux écoles talmudiques de Pumbedita et Sura et fit ramener des milliers de Rabbins, ouvrit des synagogues et des écoles et son peuple devint ce qu’on appelle maintenant ’’juif’.

Mais il n’y avait parmi eux aucun qui n’eut jamais mis le pied en terre sainte. Il n’y avait parmi ce peuple aucun dont l’ancêtre appartenait à l’histoire du vieux testament. Absolument pas un."

BENJAMIN FREEDMAN (juif et militant sioniste qui a ensuite abandonné le mouvement et s’est converti au christianisme)

"Shlomo Sand écrit que, contrairement à ce qui est parfois avancé, il n’y a pas eu d’exil massif à l’issue des révoltes juives de 66-70 et 132-135 en Palestine romaine, ni, à plus forte raison, d’expulsion des populations juives par les Romains. L’historien du Proche-Orient hellénistique et romain Maurice Sartre confirme qu’« il est indiscutable qu’il n’y a pas eu d’Exil général des juifs à la suite des révoltes de 66-70 et de 132-135, et encore moins d’expulsion », même s’il y a eu, pour des raisons économiques de surpopulation essentiellement, des déplacements de population à courte distance, notamment de Judée en Galilée, entre l’époque des Maccabées et le IIe siècle." http://fr.wikipedia.org/wiki/Comment_le_peuple_juif_fut_invent%C3%A9



"Un écrivain juif de renom, Arthur Koestler, ami des plus grands comme Camus ou Malraux, partisan acharné des libertés au point de remettre en cause son appartenance communiste après les Procès de Moscou, engagé résolument dans la cause sioniste, ose mettre en question l’origine des Ashkénazes : ces populations juives en provenance supposée du nord-est de la France, des Flandres et de Rhénanie ne seraient pas finalement, selon lui, juives d’origine. Il s’agirait, explique Arthur Koestler dans son livre « La Treizième Tribu » de descendants d’une peuplade sise entre Danube, Don et Volga appelée « Khazars ». Son étude particulièrement fouillée, et dont il faut saluer la réédition dans la collection « Texto » de chez Tallandier, étaye la thèse de D.M. Dunlop, un historien britannique." http://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/01/14/les-juifs-seraient-ils-des-khazars/

Hitler et Staline feront taire les historiens prônant l’origine Khazars des juifs d’Europe et après la seconde guerre mondiale il n’y aura plus personne pour en parler jusqu’à ce que l’histoire ressorte de différentes sources, la dernière venant de l’historien israélien, Shlomo Sand, avec son livre "Comment fut inventé le peuple juif" qui sera un best-seller en Israël mais qui passera inaperçu en Europe grâce au puissant lobbies sioniste, seul des journaux à peu près libre comme le monde diplomatique, y consacreront des articles. L’occasion de rappeler qu’il n’y a pas de lobby juif, mais il y a un lobby sioniste principalement chargé de manipuler les juifs.



Dernière édition par Chao le Sam 6 Sep - 11:33, édité 6 fois

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2 Les Juifs seraient-ils des Khazars ? le Sam 2 Aoû - 14:32

Chao


Admin
A l’occasion de la réédition, aux éditions Tallandier, de l’ouvrage controversé du romancier et philosophe Arthur Koestler « La Treizième Tribu », Jean-Luc Vannier revient sur l’histoire d’un peuple aux confins des mondes occidentaux et orientaux et qui remet en cause l’origine traditionnelle des juifs Ashkénazes.

Lorsque cet ouvrage sort au tout début des années 70, il fait notoirement scandale. Un écrivain juif de renom, ami des plus grands comme Camus ou Malraux, partisan acharné des libertés au point de remettre en cause son appartenance communiste après les Procès de Moscou, engagé résolument dans la cause sioniste, ose mettre en question l’origine des Ashkénazes : ces populations juives en provenance supposée du nord-est de la France, des Flandres et de Rhénanie ne seraient pas finalement, selon lui, juives d’origine. Il s’agirait, explique Arthur Koestler dans son livre « La Treizième Tribu » de descendants d’une peuplade sise entre Danube, Don et Volga appelée « Khazars ». Son étude particulièrement fouillée, et dont il faut saluer la réédition dans la collection « Texto » de chez Tallandier, étaye la thèse de D.M. Dunlop, un historien britannique.

Ce dernier développait quelques années avant lui l’idée d’une conversion massive au judaïsme en 740 de ce peuple, géographiquement et stratégiquement coincé entre une poussée des conquérants islamiques et les ambitions des puissances chrétiennes autour de Byzance. Si les raisons qui amenèrent l’écrivain à se lancer dans une telle recherche demeurent encore obscures de nos jours, surtout si l’on prend en compte les critiques parfois féroces auxquelles ses conclusions n’allaient pas manquer, il s’en doutait, de l’exposer, force est néanmoins de constater que l’auteur n’a pas lésiné sur l’exploitation systématique des sources à sa disposition : sa connaissance de l’hébreu, de l’allemand, du français, de l’anglais et du hongrois, lui donne accès à des textes pas encore déchiffrés : des manuscrits arabes comme celui de Togan découvert en Iran en 1923, des écrits d’Al Masudi, le grand historien arabe du Xe siècle, des chroniques russes du XIIe siècle ainsi qu’un échange de lettres autour de 954-961 entre Hasdai Ibn Shaprut, Ministre juif du Calife de Cordoue et un scribe du roi des Khazars. Même emporté par son enthousiasme, Arthur Koestler ne cède en rien aux exigences de l’historien lorsqu’il soupèse avec soin, tout en prenant à témoin le lecteur, la nature et le contenu des preuves qu’il avance au cours de sa recherche. A ce titre, certaines formules et appréciations de l’auteur, marques de sa distance critique, trahissent simultanément sa crainte d’être perçu à la fois comme juge et partie.
Tout les arguments sont ainsi passés en revue : situation géographique du peuple khazar entre Caspienne et Mer noire, dialecte qui se rapproche de celui des Bulgares, analyse de l’environnement politico-religieux qui conduit Kagan, le roi des Khazars à exiger de son peuple la conversion obligatoire au judaïsme – un judaïsme arrangé qui, dans un premier temps, « permit au peuple de conserver son paganisme et d’adorer ses idoles » précise l’écrivain. Peut-être cette branche du judaïsme se rapproche-t-elle, s’interroge encore l’auteur du célèbre « Le zéro et l’infini », de celle des « Karaïtes, secte fondamentaliste apparue en Perse au VIIIe siècle, avant de se répandre dans toutes les communautés juives ».

Ashkénazes ou Khazars ?

Mais l’historien sait aussi se faire journaliste pour tirer toutes les conséquences de son travail lorsqu’il aborde les répercussions du « déclin de la Khazarie » : la dissémination à partir du IX-Xe siècle, de cette communauté aux quatre coins de l’Europe centrale et orientale mais aussi jusque dans les environs de Bakou. Dans l’étendue de ses investigations, Arthur Koestler en retrouve même des traces parmi les premiers Seldjoukides dont certains des descendants arboraient des prénoms juifs ainsi que chez des « khazars juifs », initiateurs d’un mouvement messianique du XIIe siècle, « essai de croisade juive rudimentaire » précise l’auteur, et qui se proposaient de conquérir la Palestine par les armes. De cette « enquête », conclut-il, deux faits ressortent : « la disparition de la nation khazare dans son habitat historique et l’apparition dans des régions voisines au nord-est…de la plus grande concentration de juifs depuis le début de la diaspora ». Et en appui de sa démonstration qui vise à réviser « l’histoire des juifs allemands de la communauté ashkénaze », l’écrivain analyse la langue yiddish dans laquelle on ne trouve, selon lui, « aucune composante linguistique provenant des régions allemandes proches de la France ».
On peut ainsi mieux éclairer, lors de la publication de « La Treizième Tribu », la condamnation sans appel lancée par l’écrivain Isaac Bashevis Singer pour lequel « Koestler est un auteur juif qui en niant sa judéité, n’est plus un juif ». Il n’empêche que cet ouvrage mérite la lecture : outre l’intérêt historique d’aborder avec de multiples et solides références une période et une région souvent méconnues, la pédagogie de l’écrivain rend ce périple particulièrement éclairant et accessible pour les contemporains que nous sommes. Comme l’expliquait d’ailleurs un ancien président du CRIF, interrogé sur ce livre : « Il y a tellement d’hypothèses qui vont de l’orient à l’occident, sans oublier l’Afrique ! ».

Arthur Koestler, « La Treizième Tribu », Coll. « Texto », Editions Tallandier, 2008.

Source :

http://www.nice-premium.com/article/une-reedition-de-%C2%AB-la-treizieme-tribu-%C2%BB-d-arthur-koestler-la-%C2%AB-khazarie-%C2%BB-premier-etat-juif-avant-israel-.3819.html

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3 Comment fut inventé le peuple juif le Sam 2 Aoû - 14:34

Chao


Admin
Les Juifs forment-ils un peuple ? A cette question ancienne, un historien israélien apporte une réponse nouvelle. Contrairement à l’idée reçue, la diaspora ne naquit pas de l’expulsion des Hébreux de Palestine, mais de conversions successives en Afrique du Nord, en Europe du Sud et au Proche-Orient. Voilà qui ébranle un des fondements de la pensée sioniste, celui qui voudrait que les Juifs soient les descendants du royaume de David et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars.


Tout Israélien sait, sans l’ombre d’un doute, que le peuple juif existe depuis qu’il a reçu la Torah (1) dans le Sinaï, et qu’il en est le descendant direct et exclusif. Chacun se persuade que ce peuple, sorti d’Egypte, s’est fixé sur la « terre promise », où fut édifié le glorieux royaume de David et de Salomon, partagé ensuite en royaumes de Juda et d’Israël. De même, nul n’ignore qu’il a connu l’exil à deux reprises : après la destruction du premier temple, au VIe siècle avant J.-C., puis à la suite de celle du second temple, en l’an 70 après J.C.

S’ensuivit pour lui une errance de près de deux mille ans : ses tribulations le menèrent au Yémen, au Maroc, en Espagne, en Allemagne, en Pologne et jusqu’au fin fond de la Russie, mais il parvint toujours à préserver les liens du sang entre ses communautés éloignées. Ainsi, son unicité ne fut pas altérée. A la fin du XIXe siècle, les conditions mûrirent pour son retour dans l’antique patrie. Sans le génocide nazi, des millions de Juifs auraient naturellement repeuplé Eretz Israël (« la terre d’Israël ») puisqu’ils en rêvaient depuis vingt siècles.

Vierge, la Palestine attendait que son peuple originel vienne la faire refleurir. Car elle lui appartenait, et non à cette minorité arabe, dépourvue d’histoire, arrivée là par hasard. Justes étaient donc les guerres menées par le peuple errant pour reprendre possession de sa terre ; et criminelle l’opposition violente de la population locale.

D’où vient cette interprétation de l’histoire juive ? Elle est l’œuvre, depuis la seconde moitié du XIXe siècle, de talentueux reconstructeurs du passé, dont l’imagination fertile a inventé, sur la base de morceaux de mémoire religieuse, juive et chrétienne, un enchaînement généalogique continu pour le peuple juif. L’abondante historiographie du judaïsme comporte, certes, une pluralité d’approches. Mais les polémiques en son sein n’ont jamais remis en cause les conceptions essentialistes élaborées principalement à la fin du XIXe siècle et au début du XXe.

Lorsque apparaissaient des découvertes susceptibles de contredire l’image du passé linéaire, elles ne bénéficiaient quasiment d’aucun écho. L’impératif national, telle une mâchoire solidement refermée, bloquait toute espèce de contradiction et de déviation par rapport au récit dominant. Les instances spécifiques de production de la connaissance sur le passé juif — les départements exclusivement consacrés à l’« histoire du peuple juif », séparés des départements d’histoire (appelée en Israël « histoire générale ») — ont largement contribué à cette curieuse hémiplégie. Même le débat, de caractère juridique, sur « qui est juif ? » n’a pas préoccupé ces historiens : pour eux, est juif tout descendant du peuple contraint à l’exil il y a deux mille ans.

Ces chercheurs « autorisés » du passé ne participèrent pas non plus à la controverse des « nouveaux historiens », engagée à la fin des années 1980. La plupart des acteurs de ce débat public, en nombre limité, venaient d’autres disciplines ou bien d’horizons extra-universitaires : sociologues, orientalistes, linguistes, géographes, spécialistes en science politique, chercheurs en littérature, archéologues formulèrent des réflexions nouvelles sur le passé juif et sioniste. On comptait également dans leurs rangs des diplômés venus de l’étranger. Des « départements d’histoire juive » ne parvinrent, en revanche, que des échos craintifs et conservateurs, enrobés d’une rhétorique apologétique à base d’idées reçues.
Le judaïsme, religion prosélyte

Bref, en soixante ans, l’histoire nationale a très peu mûri, et elle n’évoluera vraisemblablement pas à brève échéance. Pourtant, les faits mis au jour par les recherches posent à tout historien honnête des questions surprenantes au premier abord, mais néanmoins fondamentales.

La Bible peut-elle être considérée comme un livre d’histoire ? Les premiers historiens juifs modernes, comme Isaak Markus Jost ou Leopold Zunz, dans la première moitié du XIXe siècle, ne la percevaient pas ainsi : à leurs yeux, l’Ancien Testament se présentait comme un livre de théologie constitutif des communautés religieuses juives après la destruction du premier temple. Il a fallu attendre la seconde moitié du même siècle pour trouver des historiens, en premier lieu Heinrich Graetz, porteurs d’une vision « nationale » de la Bible : ils ont transformé le départ d’Abraham pour Canaan, la sortie d’Egypte ou encore le royaume unifié de David et Salomon en récits d’un passé authentiquement national. Les historiens sionistes n’ont cessé, depuis, de réitérer ces « vérités bibliques », devenues nourriture quotidienne de l’éducation nationale.

Mais voilà qu’au cours des années 1980 la terre tremble, ébranlant ces mythes fondateurs. Les découvertes de la « nouvelle archéologie » contredisent la possibilité d’un grand exode au XIIIe siècle avant notre ère. De même, Moïse n’a pas pu faire sortir les Hébreux d’Egypte et les conduire vers la « terre promise » pour la bonne raison qu’à l’époque celle-ci... était aux mains des Egyptiens. On ne trouve d’ailleurs aucune trace d’une révolte d’esclaves dans l’empire des pharaons, ni d’une conquête rapide du pays de Canaan par un élément étranger.

Il n’existe pas non plus de signe ou de souvenir du somptueux royaume de David et de Salomon. Les découvertes de la décennie écoulée montrent l’existence, à l’époque, de deux petits royaumes : Israël, le plus puissant, et Juda, la future Judée. Les habitants de cette dernière ne subirent pas non plus d’exil au VIe siècle avant notre ère : seules ses élites politiques et intellectuelles durent s’installer à Babylone. De cette rencontre décisive avec les cultes perses naîtra le monothéisme juif.

L’exil de l’an 70 de notre ère a-t-il, lui, effectivement eu lieu ? Paradoxalement, cet « événement fondateur » dans l’histoire des Juifs, d’où la diaspora tire son origine, n’a pas donné lieu au moindre ouvrage de recherche. Et pour une raison bien prosaïque : les Romains n’ont jamais exilé de peuple sur tout le flanc oriental de la Méditerranée. A l’exception des prisonniers réduits en esclavage, les habitants de Judée continuèrent de vivre sur leurs terres, même après la destruction du second temple.

Une partie d’entre eux se convertit au christianisme au IVe siècle, tandis que la grande majorité se rallia à l’islam lors de la conquête arabe au VIIe siècle. La plupart des penseurs sionistes n’en ignoraient rien : ainsi, Yitzhak Ben Zvi, futur président de l’Etat d’Israël, tout comme David Ben Gourion, fondateur de l’Etat, l’ont-ils écrit jusqu’en 1929, année de la grande révolte palestinienne. Tous deux mentionnent à plusieurs reprises le fait que les paysans de Palestine sont les descendants des habitants de l’antique Judée (2).

A défaut d’un exil depuis la Palestine romanisée, d’où viennent les nombreux Juifs qui peuplent le pourtour de la Méditerranée dès l’Antiquité ? Derrière le rideau de l’historiographie nationale se cache une étonnante réalité historique. De la révolte des Maccabées, au IIe siècle avant notre ère, à la révolte de Bar-Kokhba, au IIe siècle après J.-C, le judaïsme fut la première religion prosélyte. Les Asmonéens avaient déjà converti de force les Iduméens du sud de la Judée et les Ituréens de Galilée, annexés au « peuple d’Israël ». Partant de ce royaume judéo-hellénique, le judaïsme essaima dans tout le Proche-Orient et sur le pourtour méditerranéen. Au premier siècle de notre ère apparut, dans l’actuel Kurdistan, le royaume juif d’Adiabène, qui ne sera pas le dernier royaume à se « judaïser » : d’autres en feront autant par la suite.

Les écrits de Flavius Josèphe ne constituent pas le seul témoignage de l’ardeur prosélyte des Juifs. D’Horace à Sénèque, de Juvénal à Tacite, bien des écrivains latins en expriment la crainte. La Mishna et le Talmud (3) autorisent cette pratique de la conversion — même si, face à la pression montante du christianisme, les sages de la tradition talmudique exprimeront des réserves à son sujet.

La victoire de la religion de Jésus, au début du IVe siècle, ne met pas fin à l’expansion du judaïsme, mais elle repousse le prosélytisme juif aux marges du monde culturel chrétien. Au Ve siècle apparaît ainsi, à l’emplacement de l’actuel Yémen, un royaume juif vigoureux du nom de Himyar, dont les descendants conserveront leur foi après la victoire de l’islam et jusqu’aux temps modernes. De même, les chroniqueurs arabes nous apprennent l’existence, au VIIe siècle, de tribus berbères judaïsées : face à la poussée arabe, qui atteint l’Afrique du Nord à la fin de ce même siècle, apparaît la figure légendaire de la reine juive Dihya el-Kahina, qui tenta de l’enrayer. Des Berbères judaïsés vont prendre part à la conquête de la péninsule Ibérique, et y poser les fondements de la symbiose particulière entre juifs et musulmans, caractéristique de la culture hispano-arabe.

La conversion de masse la plus significative survient entre la mer Noire et la mer Caspienne : elle concerne l’immense royaume khazar, au VIIIe siècle. L’expansion du judaïsme, du Caucase à l’Ukraine actuelle, engendre de multiples communautés, que les invasions mongoles du XIIIe siècle refoulent en nombre vers l’est de l’Europe. Là, avec les Juifs venus des régions slaves du Sud et des actuels territoires allemands, elles poseront les bases de la grande culture yiddish (4).

Ces récits des origines plurielles des Juifs figurent, de façon plus ou moins hésitante, dans l’historiographie sioniste jusque vers les années 1960 ; ils sont ensuite progressivement marginalisés avant de disparaître de la mémoire publique en Israël. Les conquérants de la cité de David, en 1967, se devaient d’être les descendants directs de son royaume mythique et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars. Les Juifs font alors figure d’« ethnos » spécifique qui, après deux mille ans d’exil et d’errance, a fini par revenir à Jérusalem, sa capitale.

Les tenants de ce récit linéaire et indivisible ne mobilisent pas uniquement l’enseignement de l’histoire : ils convoquent également la biologie. Depuis les années 1970, en Israël, une succession de recherches « scientifiques » s’efforce de démontrer, par tous les moyens, la proximité génétique des Juifs du monde entier. La « recherche sur les origines des populations » représente désormais un champ légitimé et populaire de la biologie moléculaire, tandis que le chromosome Y mâle s’est offert une place d’honneur aux côtés d’une Clio juive (5) dans une quête effrénée de l’unicité d’origine du « peuple élu ».

Cette conception historique constitue la base de la politique identitaire de l’Etat d’Israël, et c’est bien là que le bât blesse ! Elle donne en effet lieu à une définition essentialiste et ethnocentriste du judaïsme, alimentant une ségrégation qui maintient à l’écart les Juifs des non-Juifs — Arabes comme immigrants russes ou travailleurs immigrés.

Israël, soixante ans après sa fondation, refuse de se concevoir comme une république existant pour ses citoyens. Près d’un quart d’entre eux ne sont pas considérés comme des Juifs et, selon l’esprit de ses lois, cet Etat n’est pas le leur. En revanche, Israël se présente toujours comme l’Etat des Juifs du monde entier, même s’il ne s’agit plus de réfugiés persécutés, mais de citoyens de plein droit vivant en pleine égalité dans les pays où ils résident. Autrement dit, une ethnocratie sans frontières justifie la sévère discrimination qu’elle pratique à l’encontre d’une partie de ses citoyens en invoquant le mythe de la nation éternelle, reconstituée pour se rassembler sur la « terre de ses ancêtres ».

Ecrire une histoire juive nouvelle, par-delà le prisme sioniste, n’est donc pas chose aisée. La lumière qui s’y brise se transforme en couleurs ethnocentristes appuyées. Or les Juifs ont toujours formé des communautés religieuses constituées, le plus souvent par conversion, dans diverses régions du monde : elles ne représentent donc pas un « ethnos » porteur d’une même origine unique et qui se serait déplacé au fil d’une errance de vingt siècles.

Le développement de toute historiographie comme, plus généralement, le processus de la modernité passent un temps, on le sait, par l’invention de la nation. Celle-ci occupa des millions d’êtres humains au XIXe siècle et durant une partie du XXe. La fin de ce dernier a vu ces rêves commencer à se briser. Des chercheurs, en nombre croissant, analysent, dissèquent et déconstruisent les grands récits nationaux, et notamment les mythes de l’origine commune chers aux chroniques du passé. Les cauchemars identitaires d’hier feront place, demain, à d’autres rêves d’identité. A l’instar de toute personnalité faite d’identités fluides et variées, l’histoire est, elle aussi, une identité en mouvement.

Shlomo Sand
Historien, professeur à l’université de Tel-Aviv, auteur de Comment le peuple juif fut inventé, à paraître chez Fayard en septembre.

Source : hhttp://www.monde-diplomatique.fr/2008/08/SAND/16205

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4 Khazars le Dim 10 Aoû - 19:48

Chao


Admin
Voici la fiche wikipedia sur les Khazars du 11 aout 2014, fiche changeante mais beaucoup plus fourni qu'il y a quelque temps sur ce peuple que les sionistes ont tenté de rayer de l'histoire.

Les Khazars (Hazarlar en turc, כוזרים en hébreu, Хазары en russe, Xäzärlär en tatar, Hazarlar en tatar de Crimée, Χάζαροι en grec, خزر en arabe, خزر en persan, Cosri en latin) étaient un peuple semi-nomade turc d’Asie centrale ; leur existence est attestée entre le VIe et le XIIIe siècle ap. J.-C.

Au VIIe siècle les Khazars s'établirent en Ciscaucasie aux abords de la mer Caspienne où ils fondèrent leur Khaganat ; une partie d'entre eux se convertirent alors au judaïsme qui devint religion d'État. À leur apogée, les Khazars, ainsi que leurs vassaux, contrôlaient un vaste territoire qui pourrait correspondre à ce que sont aujourd'hui le sud de la Russie, le Kazakhstan occidental, l'Ukraine orientale, la Crimée, l'est des Carpates, ainsi que plusieurs autres régions de Transcaucasie telles l'Azerbaïdjan et la Géorgie.

Les Khazars remportèrent plusieurs séries de succès militaires sur les Sassanides. Ils luttèrent aussi victorieusement contre le Califat, établi en deçà de la Ciscaucasie, empêchant ainsi toute invasion arabo-islamique du sud de la Russie. Ils s'allièrent à l'Empire byzantin contre les Sassanides et la Rus' de Kiev. Lorsque le Khaganat devint une des principales puissances régionales, les Byzantins rompirent leur alliance et se rallièrent aux Rus' et Petchenègues contre les Khazars. Vers la fin du Xe siècle, l'Empire khazar s'éteignit progressivement et devint l'un des sujets de la Rus' de Kiev. S'ensuivirent des déplacements de populations rythmées par les invasions successives des Rus', des Coumans et probablement de la Horde d'or mongole. Les Khazars disparurent alors de l'histoire, n'étant plus mentionnés dans aucun récit historique.

L'étymologie du terme Khazar est obscure et controversée. Selon l'Encyclopedia Judaica1, ce nom pourrait venir du turc qazmak qui signifierait errer ou nomadiser2 ou du mot quz qui signifie versant nord d'une montagne.



Origines et expansion

Les origines des Khazars sont sujettes à de multiples théories.

Certains théoriciens proposent de voir les Khazars comme des peuples turcs ayant migré vers l'ouest. Leur nom même signifie « errant » en langue turque. Quant aux universitaires soviétiques, ils considéraient les Khazars comme un peuple indigène de Ciscaucasie. Des liens avec les Ouïghours, peuple turcophone du Xinjiang (Chine), ont été soulevés par Douglas M. Dunlop, s'appuyant sur des textes datant du VIIe siècle, tandis que d'autres soulignent des ressemblances avec la langue hunnique, semblable à celle des proto-Bulgares, ce qui laisse supposer des liens avec des origines liées aux Huns. Il a récemment été supposé par Dmitri Vasiliev que les Khazars n'auraient rejoint les steppes pontiques qu'au début de VIe siècle, et auraient résidé auparavant en Transoxiane.

Enfin, une autre thèse, celle de la caste royale des Khazars, qui se proclama descendante de Kozar, un des fils de Togarma, petit-fils de Japhet selon la Table des nations des premiers chapitres du Livre de la Genèse, est probablement due à sa conversion au judaïsme. Elle donna cependant naissance à de nombreuses spéculations ; selon l'une d'elles, consignée dans l'un des manuscrits de la Gueniza du Caire étudiés par Solomon Schechter, les Khazars descendraient pour une partie au moins des tribus perdues d'Israël. Quelques historiens, dont Yair Davidiy3, souscrivent à cette thèse « conciliante » suggérant que les juifs ashkénazes d'Europe du Nord, pour certains héritiers des Khazars, ne sont pas des convertis.

Tribus khazares

L'organisation tribale des Khazars semble complexe. Ils auraient été divisés entre « Khazars blancs » (ou « blonds ») et « Khazars noirs » (ou « bruns »). Le géographe persan médiéval Istakhri avait établi une différence raciale entre ces deux castes (blanc aux cheveux roux pour les « Khazars blancs », et basané de type indien pour les « Khazars noirs »), mais rien ne semble corroborer cette thèse.

Formation de l'État khazar

L'histoire des Khazars est liée à l'empire des Göktürks (ou Köktürks), formé après la défaite des Ruanruan par le clan Ashina en 552.

Lorsque l'empire Göktürk s'effondre à la suite de conflits internes au milieu du VIe siècle, il se partage en proto-Bulgares et Khazars menés par le clan Ashina.

Vers 650, les Khazars fondèrent un royaume indépendant au nord du Caucase aux abords de la Volga, notamment au détriment des proto-Bulgares, qu'ils chassèrent vers le nord-ouest. Cet « État » mal connu est indifféremment appelé « empire khazar », « royaume khazar », ou encore « Khazarie ».

Signe de l'importance qu'acquiert le royaume, le Khagan (dirigeant) Khazar, Tong Yabghu Khagan (en) (dynastie Ashima), appelé aussi Ziebel, envoie des troupes (menées par son neveu, Buri-sad) à l'Empereur Byzantin, Héraclius, pour l'aider à passer la Géorgie. Ce dernier projette d'ailleurs d'offrir au Khagan sa fille en mariage en signe de reconnaissance, mais revient finalement sur sa décision.

L’expansion des Khazars au cours du VIIe et du VIIIe siècle se heurta ensuite aux conquêtes des Omeyyades du Califat arabe sur le Caucase et la Transoxiane. En 650, l'armée arabe d'Abd ar-Rahman ibn Rabiah est battue par les Khazars à Balanjar. Selon les historiens arabes de l'époque, chaque camp aurait fait usage de catapultes. Le Khagan de l'époque aurait été Irbis. D'autres attaques eurent lieu au même endroit avec les arabes.

Khazars et Byzance


Au VIIe siècle, les Khazars s'emparent de la Crimée, territoire byzantin, mais occupé par les Goths.

La domination khazare sur les différentes populations slaves ou turques des rives de la mer Caspienne connut sa plus grande expansion au IXe siècle, sa fortune étant liée à son importance stratégique sur le commerce de la route de la soie. Initialement dans le Caucase, leur capitale fut transférée vers 750 à Itil ou Atil, à l'embouchure de la Volga.

Religion et stratégie

Les Khazars sont notamment connus pour avoir adopté le judaïsme comme religion officielle, sous le règne du bek Bulan en 838, peut-être au contact des Juifs persécutés par les empereurs byzantins.

Les Byzantins ménagèrent l'empire khazar qui les protégeait des envahisseurs vikings et arabes, si bien que leur empereur Constantin V épousa une princesse khazare, dont le fils Léon IV fut surnommé Léon le Khazar.

On a retrouvé une correspondance entre Hasdaï ibn Shaprut, vizir juif du calife de Cordoue Abd al-Rahman III, et Joseph, souverain des Khazars.

Initialement tengristes, les souverains et les nobles khazars seraient d'abord entrés en contact avec le judaïsme, et s'y seraient convertis, par le biais des populations de Crimée. On pense que ce choix fut éminemment stratégique, dû pour une part à la nécessité d'avoir une religion monothéiste pour se faire accepter des populations tributaires et d'autre part, à la nécessité d'opposer une religion originale à la pression qu'exerçaient à la fois l'occident chrétien (l’Empire byzantin) et l'Orient musulman.

En adoptant le judaïsme, les Khazars restèrent très tolérants sur le plan religieux, et laissèrent leurs sujets slaves professer le christianisme ou l’islam en toute liberté. Bien que la religion officielle fût le judaïsme, leur grand prince (khâgan) et leur roi tenaient un conseil qui réunissait les représentants des trois grandes religions monothéistes.

Leurs armées furent renforcées au cours des VIIIe siècle et IXe siècle par des nomades de la steppe, en particulier des Pétchenègues. Ceux-ci devinrent plus puissants que les Khazars, qui ne purent les empêcher de franchir la Volga et de s'installer en 889 entre le Don et le Dniepr ; puis, en 895 de conquérir le royaume magyar de l'Etelköz.

De manière générale, les Khazars protégèrent Byzance et leurs populations sujettes contre les expéditions de pillage des Varègues, lancées le long des grands fleuves, et contre les expéditions arabes qui tentaient de contourner la mer Caspienne.

Les Khazars fondèrent peut-être la ville de Kiev, en Ukraine d'aujourd'hui, et sont indirectement à l'origine de la fondation de la Moscovie, la Russie actuelle, qui s'est construite à partir de la Rus' de Kiev à la suite de l'invasion de la Khazarie par les barbares ruthènes (rusyns) venus du nord.

Fin de l’Empire khazar

Les Russ, pillards d'églises, finirent par se convertir au christianisme. Dès lors, soutenus par l'Église orthodoxe, ils obtinrent la soumission des indigènes slaves, leurs anciennes victimes, qui prirent le nom de Russes et se retournèrent contre leurs anciens protecteurs Khazars.

En 965, le prince russe Sviatoslav Ier prit la forteresse de Sarkel : dans les années qui suivirent, la Russie naissante porta un coup fatal à l’empire des Khazars. Un État indépendant subsista encore durant quelques décennies jusqu'au début du XIe siècle. Certains Khazars rejoignirent alors les communautés juives byzantines, d'autres la Hongrie.

Finalement, la fin de l’Empire khazar s'avéra un mauvais choix politique pour les Russes : les Khazars, en effet, les avaient protégés contre les Petchenègues qui nomadisaient au sud de la Russie.

Les Khazars surent bâtir une civilisation évoluée sur les plans technique et politique. Notamment, ils frappaient monnaie et possédaient la technologie du papier, héritée de leurs voisins chinois. Leur particularisme religieux et la méconnaissance de leur histoire leur ont valu d’être au centre d'un ensemble de légendes à caractère ésotérique et de conceptions erronées sur leur civilisation.

Des centaines d’années après son effondrement, nombre de récits et hypothèses continuent à alimenter l’épopée de ce peuple. Néanmoins, un empire florissant qui vécut du VIIe au Xe siècle ne peut disparaître totalement sans laisser de traces. À l’heure actuelle, outre son apport à la culture ashkénaze, la majorité des traces de cet empire restent liées à l’histoire et à la culture russe et hongroise, grâce notamment à l'influence des Kabars, nom de trois tribus khazares s'étant allié aux Magyars au IXe siècle pour conquérir et fonder ce qui allait devenir le royaume de Hongrie. Dernier vestige significatif de l’existence de la civilisation khazare, la mer Caspienne est toujours surnommée la "mer des Khazars".

Khazars-Ashkénazes

À la fin du VIIIe ou au début du IXe siècle, l'élite khazare, et peut-être une partie de la population, se serait convertie au judaïsme. L'étendue, voire la réalité, de cette conversion reste débattue par les historiens, entre ceux qui estiment qu'elle n'a touché que la cour royale et la noblesse, et ceux qui pensent que des segments importants de la population se sont aussi convertis4, et plus récemment ceux qui contestent toute réalité à ces conversions (voir plus bas).

Il a été proposé par différents auteurs depuis le XIXe siècle que les Juifs d'Europe de l'Est descendraient entièrement ou partiellement de Khazars ayant migré vers l'ouest entre le Xe siècle et le XIIe siècle, lors de l'effondrement de l'empire khazar. En 1883, Ernest Renan écrivait dans Le Judaïsme comme race et religion :

   Les conversions massives à l'époque grecque et romaine enlèvent au judaïsme toute signification ethnologique, et coupent tout lien physique (mais non pas spirituel) avec la Palestine […] La plupart des Juifs de Gaule ou d'Italie, sont le produit de ces conversions. Quant aux Juifs du bassin du Danube, ou du Sud de la Russie, ils descendent sans doute des Khazars. Ces régions contiennent de nombreuses populations juives qui probablement n'ont rien à voir, du point de vue ethnologique, avec les Juifs d'origine5.

Controverse historique

Dans l'introduction de son ouvrage L'Étrange Défaite écrit en 1940, l'historien français Marc Bloch avait déjà affirmé que les Juifs avaient des origines « méditerranéennes, turco-khazars et slaves »6. En 1954, le chercheur britannique Douglas Morton Dunlop publia une Histoire des Juifs khazars qui développait l'idée d'une connexion khazare, mais qu'il présentait, faute de preuves directes, comme une simple hypothèse7. C'est le livre d'Arthur Koestler, La Treizième Tribu, en 1976, qui a popularisé auprès du grand public l'idée selon laquelle les Ashkénazes descendraient des Khazars.

La thèse de l'origine khazare des Juifs ashkénazes a été repoussée par certains historiens dès la sortie du livre de Koestler, certains affirmant en particulier que cette thèse ne reposerait sur aucune donnée scientifique ou historiographique8 et que Koestler aurait commis de nombreuses erreurs, se trompant sur les étymologies ou dans l'interprétation des sources9. Selon Bernard Lewis10 :

   « Cette théorie […] ne repose sur aucune preuve quelle qu'elle soit. Elle a été abandonnée depuis longtemps par tous les chercheurs sérieux dans ce domaine, y compris ceux des pays arabes, où la théorie khazar est peu utilisée en dehors de polémiques politiques occasionnelles. »

Bien qu'ayant servi à alimenter le discours antisioniste, en visant l'idéologie sioniste politique dans ses bases, le postulat n'est à l'origine pas orienté idéologiquement et a d'ailleurs été présentée dans des publications sionistes telle l’Encyclopédie Mikhlal, un ouvrage scolaire représentatif du courant sioniste en Israël qui note dans son article consacré aux Khazars11 :

   « [La question de savoir si] la conversion au judaïsme a affecté une grande partie de la nation khazar n’est pas pertinente ; ce qui est important, c’est [le fait] que cet événement ait été considéré comme un phénomène hautement significatif dans l’histoire juive, un phénomène qui a, depuis, totalement disparu : le judaïsme comme religion missionnaire… La question de l’impact à long terme de ce chapitre de l’histoire juive sur les communautés juives d’Europe de l’Est – que ce soit à travers le développement de leur caractère ethnique, ou d’une autre manière – est un sujet qui nécessite de plus amples recherches. Néanmoins, bien que nous ne connaissions pas l’étendue de cette influence, ce qui est clair pour nous aujourd’hui, c’est que cette conversion a eu un impact. »

La théorie a connu un regain d'intérêt avec la publication du livre Comment le peuple juif fut inventé de l'historien israélien Shlomo Sand qui reprend les idées de Koestler pour étayer sa thèse selon laquelle la diaspora juive serait le fruit de conversions successives12. Un autre historien français, Marc Ferro, reprend l'idée d'une origine khazare et la présente comme l'un des « tabous de l'histoire »13. Il explique que bien des Juifs « croient ferme, comme les Juifs d'Europe centrale, qu'ils sont tous originaires de Palestine : ceux-ci ont oublié qu'une grande partie d'entre eux sont des convertis de l'époque du royaume khazar »14. L'écrivain Marek Halter a popularisé cette thèse dans un roman, Le Vent des Khazars15.

A contrario, l'hypothèse khazare reste réfutée en des termes assez vifs par d'autres historiens16 ; d'autres considèrent qu'elle ne concerne qu'une faible partie des communautés juives d'Europe orientale, en Hongrie, en Ukraine, en Crimée et en Pologne, particulièrement parmi les Karaïtes17, ou signalent qu'elle n'est adoptée que par certains savants18.

En 2011, l'historien Moshe Gil, spécialiste des interactions entre juifs et musulmans, publie une étude détaillée de l'ensemble des sources primaires arabes évoquant une conversion des Khazars au judaïsme19 ; toutes les traditions sur le sujet découlent de ces sources, les premières et principales à parler des Khazars : aussi ce corpus séminal revêt-il une importance particulière. Selon Moshe Gil, il n'est pas possible de fonder sur ces sources la conversion des Khazars au judaïsme. « Cela n'a jamais eu lieu », conclut-il.

Cette conclusion a été aussitôt réfutée par le byzantiniste français Constantin Zuckerman, qui a souligné que Moshe Gil avait inexplicablement négligé le témoignage d'Ibn al-Faqih al-Hamadani et minoré sans raison celui d'Al-Mas'ûdî, mais surtout qu'il avait tout simplement écarté tous les témoignages non-arabes indépendants sur la conversion des Khazars : Gill a donc beau jeu de déclarer que toutes les traditions découlent des sources qu'il étudie, puisqu'il ignore les autres. La réalité historique de la conversion ne fait donc pas de doute pour Zuckerman, qui renvoie dos à dos Shlomo Sand et Moshe Gil, dont les manquements méthodologiques lui paraissent équivalents20.

En janvier 2013, parait une étude menée publiée par le généticien Eran Elhaik, professeur à l’École de Santé publique Johns Hopkins de Baltimore, aux Etats-Unis dans la revue britannique Genome Biology and Evolution, qui parait aller dans le sens de «l'hypothèse khazare»21,22.

En juin 2014, le professeur Shaul Stampfer de l'Université Hébraïque de Jérusalem publie un article de 72 pages23 dans lequel il soutient que la conversion massive des Khazars au judaïsme ne serait fondée sur aucune preuve objective ; il souligne notamment l'absence de preuves archéologiques24. Selon Stampfer, historien du peuple juif, « une telle conversion, même si c'est une histoire merveilleuse, n'a jamais existé ». Après avoir analysé des éléments de plusieurs domaines, il a estimé qu'il n'existerait aucune source sérieuse soutenant l'hypothèse que les Khazars se seraient convertis au judaïsme.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Khazar

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