Forum de résistance active à l'empire

Pour celle et ceux qui veulent agir efficacement contre le nouvel ordre mondial (l'empire).


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Comment l’Islam A Sauvé Le Judaïsme

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas  Message [Page 1 sur 1]

Chao


Admin
Alors que les sioniste colonisent la Palestine et sa cohorte d’agents chrétiens sionistes surtout américains tirent les ficelles dans les coulisses des attaques ciblant l’Islam et les Musulmans dans les pays occidentaux il est utile de rappeler que sans l’Islam le Judaïsme et les Juifs auraient tout simplement disparu.

Un article du site du Jewish Chronicle l’explique en détails. Ci-dessous sa traduction.

L’Islam A Sauvé Le Judaïsme

Qu’ont donc fait les Musulmans pour les Juifs ? Voici de quoi leur répondre.

David J. Wasserstein -

L’Islam a sauvé le Judaïsme. C’est une affirmation impopulaire et dérangeante dans le monde moderne. Mais c’est une vérité historique. L’explication de cela est double. D’abord en 750 AJC lors de la naissance du prophète Mohammad les Juifs et le Judaïsme étaient en voix d’extinction. Et par la ensuite, l’arrivée de l’Islam les a sauvés; leur offrant un nouvel environnement dans lequel non seulement ils ont survécu mais se sont épanouis établissant les fondations d’une prospérité culturelle juive à venir- ainsi que dans le monde chrétien - passant du monde médiéval au monde moderne.

Dés le 4ème siècle le Christianisme était devenu la religion dominante dans l’Empire Romain. L’un des aspects de ce succès s’était l’opposition aux autres religions dont le Judaïsme en même temps que la pratique des conversions des membres de ces religions parfois par la force au Christianisme. La plupart des témoignages dont nous disposons sur l’existence juive dans l’Empire Romain de cette époque sont constitués de témoignages de conversions.

D’importantes et permanentes réductions du nombre de Juifs par le biais de conversions entre le IVème et le VIIème siècle ont contribué à l’extinction du statut des droits de l’existence sociale et économique et de la vie religieuse et culturelle des Juifs partout dans l’empire romain.

D’importantes séries de lois ont privé les Juifs de leurs droits comme citoyens les empêchant de respecter leurs obligations religieuses et les ont exclu de la société de leurs semblables.

Ceci s’est passé lors des siècles d’affrontements militaire et politique avec la Perse. Comme minuscule élément du monde chrétien, les Juifs n’auraient pas du être très touchés par ce vaste problème politique. Pourtant cela les a touché très sévèrement car l’Empire Perse à l’époque incluait Babylone - actuellement l’Irak- hébergeant la plus grande communauté juive du monde.

C’est là aussi que se trouvaient les plus grands centres de la vie intellectuelle juive. L’unique plus important ouvrage de créativité juive culturelle en plus de 3000 ans mis à part la Bible elle-même - le Talmud- est né à Babylone. Le combat entre la Perse et Byzance à cette époque a conduit à une séparation de plus en plus nette entre les Juifs vivant sous domination byzantine et la loi chrétienne et ceux vivant sous domination perse.

Mis à part cela les Juifs qui vivaient sous domination chrétienne semblent avoir perdu la connaissance de leurs propres langues culturelles spécifiques - l’Hébreu et l’Araméen - au profit du Latin et du Grec utilisés comme langues locales non juives. Par conséquent ceci implique qu’ils n’avaient non plus accès aux œuvres littéraires principales de la culture juive - la Torah, la Mishna les poèmes midrashiques et même la liturgie.

La perte de la force unificatrice que constituait la langue - et la littérature qui lui était associée - était une étape majeure vers l’assimilation et la disparition. Dans ces circonstances, alors que les contacts avec le seul endroit où la vie culturelle juive continuait de prospérer - Babylone - à cause du conflit avec la Perse disparaissaient la vie juive dans le monde chrétien de la fin de l’Antiquité n’était pas seulement un pâle reflet de ce qu’elle avait été 3 ou 4 siècles avant.

Elle était condamnée.

Si l’Islam n’était pas survenu le conflit avec la Perse aurait continué. La séparation entre le Judaïsme occidental celui du monde chrétien et celui de Mésopotamie se serait intensifié. Le Judaïsme à L’Ouest aurait décliné jusqu’à disparaître dans certains endroits. Et le Judaïsme à l’Est serait devenu juste un autre culte oriental.

Mais tout ceci a été empêché par l’arrivée de l’Islam. Les conquêtes islamiques du VIIème siècle ont changé le monde et l’ont fait avec des effets décisifs de grande envergure et permanents pour les Juifs.

En l’espace d’un siècle depuis la mort de Mohammad en 632 les armées musulmanes ont conquis presque toutes les parties du monde où les Juifs vivaient de l’Espagne vers l’Est, à travers l’Afrique du Nord et le Moyen Orient aussi loin que la frontière Est de l’Iran et au-delà. Pratiquement tous les Juifs du monde étaient sous gouvernance de l’Islam. Cette nouvelle situation a transformé la vie juive. Leur sort a changé en terme d'égalité, démographie social, religieux, politique, géographique, économique, linguistique, et culturel - tout cela pour le meilleur.

Le changement politique s’est fait parallèlement au statut légal de la population juive : bien que ce ne soit pas toujours évident de déterminer ce qui s’est passé lors des conquêtes musulmanes, une chose est sûre le résultat de la conquête était principalement de faire des Juifs des citoyens de deuxième classe.

Ceci ne doit pas être mal interprété : être un citoyen de deuxième classe était une bien meilleure chose que de ne pas être du tout considéré comme citoyen. Pour la plupart des Juifs la citoyenneté représentait un progrès majeur. Dans l’Espagne visigothe par exemple peut avant la conquête musulmane en 711 les enfants des Juifs leur avaient été retirés et convertis par la force au Christianisme et eux-mêmes avaient été réduits en esclavage.

Dans les sociétés islamiques en développement pendant les périodes classiques et médiévales, être Juif cela impliquait d’appartenir à une catégorie définie par la loi, avoir certains droits et certaines protections parallèles à différentes obligations.

Ces droits et obligations n’étaient pas si étendues ni si généreuses que ceux dont bénéficiaient les musulmans, et les obligations étaient plus importantes mais pour ces quelques premiers siècles les Musulmans eux -mêmes étaient une minorité et pratiquement les différences n’étaient pas si grandes.

A côté de cette quasi égalité légale il y a eu celle sociale et économique. Les Juifs n’étaient pas confinés dans des ghettos ni littéralement parlant ni en terme d’activité économique. Les sociétés de l’Islam étaient en fait des sociétés ouvertes. En termes religieux aussi les Juifs ont bénéficié d’une liberté quasi-totale. Ils n’ont pas construit beaucoup de synagogues - en théorie- et ils ne montraient pas trop en public leur foi mais il n’y avait pas de restriction réelle dans la pratique de leur religion. En même temps que l’autonomie légale, ils bénéficiaient d’une représentation formelle via des dirigeants de leur choix devant les autorités de l’état. Aussi imparfait et pas si rose que cela, c’était au moins la norme en vigueur.

L’unité politique apporté par le nouvel état Islamique n’a pas duré mais il a crée une vaste civilisation mondiale islamique identique à la civilisation chrétienne qu’il a remplacée. Au sein de cette immense zone les Juifs ont vécu et ont largement bénéficié de statuts et droits identiques partout. Ils pouvaient se déplacer maintenir des contacts et développer leur identité de Juifs. Une nouvelle vaste expansion commerciale à partir du IXème siècle a favorisé les contacts entre les Juifs espagnols - comme les Musulmans - avec les Juifs et Musulmans même ceux de l’Inde.

Tout ceci a été encouragé par un développement encore plus crucial. Un grand nombre de personnes dans le nouveau monde musulman ont adopté la langue des Arabes musulmans. L’Arabe est devenu progressivement la langue principale de cette vaste zone excluant pratiquement les autres. Le Grec et le Syriaque l’Araméen et le Copte et le Latin toutes se sont éteintes remplacées par l’Arabe. Le Perse lui-même a régressé pour réapparaître plus tard largement influencé par l’Arabe.

Les Juifs ont adopté l’Arabe très rapidement. Au début du Xème siècle seulement 300 ans après les conquêtes, Sa’adya Gaon, a traduit la Bible en Arabe. La traduction de la Bible est un vaste chantier qui n’est entrepris que s’il y en a besoin. Aux environs de l’an 900 les Juifs avaient largement abandonné d’autres langues et utilisaient l’Arabe.

Le changement de langue a, à son tour, mis les Juifs en contact avec des développements culturels plus vastes. A partir du Xème siècle le résultat cela a été une coopération culturelle étonnante. Les juifs du monde musulman ont développé une culture entièrement nouvelle différente de celle d’avant l’Islam en terme de langage de formes culturelles d’influences et de pratiques. Au lieu d’être essentiellement préoccupés par la religion, la nouvelle culture juive du monde islamique comme celle de ses voisins mélangeait le religieux et le séculier à des niveaux très élevés. Le contraste à la fois avec le passé et l’Europe médiévale chrétienne était énorme.

Comme leurs voisins ces Juifs écrivaient en Arabe en partie et dans une forme judéo arabe aussi. L’utilisation de l’Arabe les a rapprochés des Arabes. Mais l’utilisation d’une forme spécifique judéo arabe a maintenu une séparation entre Juifs et Musulmans. Les sujets sur lesquels écrivaient les Juifs étaient pour l’essentiel nouveaux de même que les formes employées empruntées aux Musulmans et développées en tandem avec l’essor de l’Islam en arabe.

De même à cette époque là l’Hébreu a été réactivé comme langue littéraire de haut niveau en parallèle avec l’utilisation chez les Musulmans d’un Arabe de haut niveau à des fins identiques. En même temps que son utilisation en poésie et prose artistique l’écriture séculière sous toutes ses formes en Hébreu et en Judéo Arabe s’est développée parfois de haute qualité.

La plupart des meilleures poésies en Hébreu écrites depuis la Bible viennent de cette période. Sa’adya Gaon, Solomon Ibn Gabirol, Ibn Ezra (Moses and Abraham), Maimonides, Yehuda Halevi, Yehudah al-Harizi, Samuel ha-Nagid, et bien d’autres encore tous ces noms bien connus de nos jours appartiennent au meilleur de la littérature et œuvre culturelle juive.

Où tous ces Juifs ont-ils produit tout ceci ? Quand eux et leurs voisins sont-ils parvenus à ce mode symbiotique du vivre ensemble ? Les Juifs l’ont fait dans un certain nombre de centres d’excellence. Le plus connu de tous est l’Espagne islamique où il y eu un authentique Age d’Or juif parallèle à une vague d'épanouissement culturelle parmi la population musulmane.

L’exemple espagnol montre un modèle plus général de ce qui s’est passé aussi dans l’Espagne islamique - des vagues de prospérité culturelle juive en parallèle avec des vagues de prospérité culturelle parmi les Musulmans - typique d’un modèle étendu dans l’Islam arabe. A Bagdad, entre le Xème et le XIIème siècle, au Qayrawan (en Afrique du Nord) entre le IXème et le XIème siècles, au Caire entre le Xème et le XIIème siècles et ailleurs l’épanouissement puis le déclin des centres culturels de l’Islam à eu tendance à se refléter dans l’épanouissement et le déclin de l’activité juive culturelle aux mêmes endroits.

Cela n’était pas une coïncidence et ce n’était pas non plus la résultante d’un patronage libéral éclairé des dirigeants musulmans. C’était la conséquence d’un certain nombre de traits de ces sociétés plus profonds ,social et culturel, légal et économique, linguistique et politique, qui ensemble ont permis et effectivement encouragé les Juifs du monde islamique à créer une nouvelle sub culture au sein de la haute civilisation de l’époque.

Cela n’a pas duré éternellement la période de symbiose culturelle réussie entre Juifs et Musulmans arabes au moyen Age s’est achevée aux environs de l’an 1300. En réalité elle avait atteint ce point déjà plus tôt avec le déclin relatif général de l’importance et de la vitalité de la culture arabe à la fois en lien avec les cultures européennes occidentales et en lien avec d’autres formes de cultures au sein de l’Islam même perse et turc.

La prospérité culturelle juive au Moyen Age a fonctionné pour une grande part au sein de la prospérité culturelle arabo musulmane (et jusqu'à un certain point de la prospérité politique) Quand la culture arabo musulmane était en plein épanouissement il en allait de même de celle des Juifs quand la culture arabo musulmane a décliné celle des Juifs aussi.

Dans le cas des Juifs cependant le capital culturel ainsi créé a aussi servi comme terreau pour un développement ailleurs - dans l’Espagne chrétienne et plus généralement dans le monde chrétien.

Le monde islamique n’a certainement pas été la seule source d’inspiration pour la renaissance culturelle juive qui s’est produite plus tard dans l’Europe chrétienne mais il a certainement contribué majoritairement à ce développement. On ne peut pas sous estimer sa signification.

David J. Wasserstein
Professeur d'histoire
et Professeur d'études juives

David Wasserstein étudie l'histoire islamique et juive médiévale. Avec une formation en études classiques, il est également intéressé à la tradition classique de l'islam, et en particulier de la manière dont le judaïsme, l'islam et le monde classique se croisent culturellement, linguistiquement et politiquement. Il est l'auteur de nombreux articles scientifiques.

traduction Jonah Damon
http://www.thejc.com/comment-and-debate/comment/68082/so-what-did-muslims-do-jews

Voir le profil de l'utilisateur http://resistance.actifforum.com

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Message [Page 1 sur 1]

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum